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vendredi 29 mai 2020

Un chamois, un isard et un mouflon !

Claude P., notre envoyé spécial, va trop rue de la soif! La preuve, il y voit des animaux bizarres...
En plus, il confond la rue Princesse avec la rue des canettes...



Soyons clairs: en dépit de l'enseigne "Boucherie Roulière", nous sommes dans un "bistrot" de bonne qualité dont les prix sont très Saint-Germain-des-prés !


24 rue des canettes, Paris VI°.

lundi 18 mai 2020

Paris en rade(s)

Assoiffé, notre envoyé spécial Claude P. cherche désespérément un bistrot ouvert...
Dans Saint-Germain des prés:














Puis aux Champs-Elysées:

















En désespoir de cause, il s'est rendu sur la butte Montmartre, sachant qu'en altitude, la déshydratation nous guette, mais las, là aussi tout était clos !





Merci à Claude P. pour ces photos d'une tristesse infinie...


mardi 14 avril 2020

Jean Gabin

Figurez-vous que notre envoyé spécial Claude P, toujours prompt à encourager les jeunes talents, vient de découvrir Jean Gabin !


C'est en effet rue Custine, là où elle s'élargit pour laisser le passage à la rue Lambert, que la mairie, cédant à une habitude ridicule, a "créé" une place Jean Gabin...


L'immeuble où la future vedette a vécu son enfance est toujours là:






Des petits malins opportunistes ont cru bon d'ouvrir une boutique à bouffe sur cette charmante placette, et de la baptiser du nom de l'acteur...


Et c'est là que je dois morigéner notre envoyé spécial, car il aurait dû savoir que le lectorat le plus cultivé du ouaibe ne supporte pas la médiocrité. Il eut fallu pour cela qu'il tournât son objectif de quelques degrés à droite et il aurait découvert "Les négociants", un vrai monument parisien ! 


Dans ce conservatoire des bonnes habitudes où les p'tits jaunes trinquent avec les p'tits kirs, on croit entendre parler les mânes de Robert Doisneau, Bernard Dimey, Robert Sabatier et autres habitués du lieu.
Lisez ce qu'en disent les bons vivants ici, ici, ou même ici où un certain JPD écrivait naguère...


Place Jean Gabin (rue Custine), Paris XVIII°.

mardi 7 avril 2020

Un déjeuner au Victoria avec Fati

C'est Fati qui nous emmène visiter ce restaurant, suivons-la et laissons-lui la parole:

Implanté dans le 8e arrondissement entre la rue de l’Arcade et la rue Pasquier, l’Hôtel Bedford, le deuxième du nom à cette même adresse, résulte d’une reconstruction signée par l’architecte suisse, Charles-Henri Fivaz (1856-1933) qui mena en France une brillante carrière dans l’administration urbanistique couronnée de nombreuses distinctions et qui produisit quelques beaux immeubles parisiens dont celui qui fait l’angle du 9 Rue Galilée et de la rue Amiral Hamelin. Immeuble construit en 1883 en collaboration avec Frantz Jourdain, l’architecte de la Samaritaine .


L’Hôtel, dont le site Internet bien documenté fournit l’historique complet, les plans, la liste des transformations et rénovations successives, a la particularité d’être géré par la même famille depuis sa renaissance au tout début du siècle dernier : la famille Berrut, suisse d’origine, tout comme l’architecte.


L’hôtel se déploie en U et il encadre du côté de la rue Pasquier le clou de la construction, un restaurant rocaille dont on ne peut soupçonner l’exubérance quand on y accède par le hall d’entrée de l’hôtel. Un hall d’une grande sobriété et d’un chic mesuré. Une élégance qui ressort des coloris feutrés se déclinant en un camaïeu de beige rosé aussi bien dans l’architecture intérieure que dans le choix du mobilier, qui par endroit se teinte de gris. 



Sous des plafonds en arcade tout aussi sobres de coloris, le hall ménage des lieux de repos discrets, dont un salon surmonté d’une verrière où se donnent rendez-vous les clients de l’hôtel que je n’ai pas voulu déranger. Je n’ai donc pris, en dehors de la belle verrière, aucun cliché de ce lieu de confidentialité.




La façade côté rue Pasquier où se trouve le restaurant:


Au milieu de la mesure quasi rigoriste du hall, la découverte de la salle rocaille où est installé le restaurant est une surprise. Toute sa décoration a été respectueusement préservée : les caissons du plafond, les reliefs en stuc, les putti qui s'amusent ou taquinent des oies, les médaillons peints où évoluent encore des putti, les peintures de scènes galantes, ainsi que l’exubérante fontaine qui n’a sans doute jamais été en eau.





Le tout est rehaussé d’une belle coupole en verre dont on peut découvrir le dôme protecteur du côté de la rue Pasquier où se trouve l’autre entrée du restaurant Victoria.








Je vous signale à midi un très convenable menu à 37,00 €.




J’ai eu la chance de découvrir cet endroit grâce à une aimable invitation des membres du club Inner Wheel Paris-Nord que je tiens à remercier très chaleureusement ; tout comme je tiens à remercier le personnel de l’hôtel, sans la patience et la bonne humeur duquel je n’aurai pu prendre ces quelques clichés.


Merci à Fati pour ces belles images !

17 rue de l'Arcade, Paris VIII°.