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lundi 15 juin 2020

Impasse Florimond - La Jeanne

Un quart d'heure à perdre rue d'Alésia; allons faire un tour impasse Florimond, voir si les mânes de Georges Brassens sont toujours là... Allons chez la Jeanne.


Chez Jeanne, la Jeanne
Son auberge est ouverte aux gens sans feu ni lieu
On pourrait l'appeler l'auberge de Bon Dieu
S'il n'en existait déjà une
La dernière où l'on peut entrer
Sans frapper, sans montrer patte blanche


Chez Jeanne, la Jeanne
On est n'importe qui, on vient n'importe quand
Et, comme par miracle, par enchantement
On fait partie de la famille
Dans son cœur, en s'poussant un peu
Reste encore une petite place


La Jeanne, la Jeanne
Elle est pauvre et sa table est souvent mal servie
Mais le peu qu'on y trouve assouvit pour la vie
Par la façon qu'elle le donne
Son pain ressemble à du gâteau
Et son eau à du vin comme deux gouttes d'eau


La Jeanne, la Jeanne
On la paie quand on peut des prix mirobolants
Un baiser sur son front ou sur ses cheveux blancs
Un semblant d'accord de guitare
L'adresse d'un chat échaudé
Ou d'un chien tout crotté comm' pourboire


La Jeanne, la Jeanne
Dans ses ros's et ses choux n'a pas trouvé d'enfant
Qu'on aime et qu'on défend contre les quatre vents
Et qu'on accroche à son corsage
Et qu'on arrose avec son lait
D'autres qu'elle en seraient tout's chagrines


Mais Jeanne, la Jeanne
Ne s'en soucie pas plus que de colin-tampon
Etre mère de trois poulpiquets, à quoi bon
Quand elle est mère universelle
Quand tous les enfants de la terre
De la mer et du ciel sont à elle






Est-ce la poésie du grand Georges qui fait pousser des fleurs comme ça ?


Parler de Jeanne sans écouter le maître en parler ? Surement pas !


Impasse Florimond, Paris XIV°.


mardi 2 juin 2020

Rue Campagne-première

Notre envoyé spécial déconfiné, Claude P., nous entraîne vers Montparnasse où il nous fait découvrir la rue Campagne-première.
Ce curieux nom vient d'une volonté du propriétaire d'alors - le général Taponier - de laisser à la perpétuité son fait d'armes lors de sa première campagne, à Wissembourg, en 1793. Il a bien fait car sans cela, il n'est pas certain que nous nous en fussions rappelé...














Attention, séquence cinéma:






Enfin un véritable amoureux de Paris:





Cet extraordinaire immeuble-ateliers construit en 1911 est dû à l'architecte André Arfvidson. Celui-ci réalise certes un décor Art Nouveau avec les grès émaillé d'Alexandre Bigot, mais préfigure déjà un style plus moderne (Arts Déco).
Composé uniquement d'immenses volumes en duplex, cet immeuble a toujours été habité par des célébrités fortunées du monde artistique (Man Ray, Pierre Restany, Jean-Pierre Raynaud, César (le sculpteur, pas l'empereur), Youri Annenkof, etc...).






  
Merci à Claude P. pour cette visite !

Rue Campagne-première, Paris XIV°.

mercredi 27 mai 2020

Pour quelques arbres dans le XIV°...

Décidément, à Paris, l'époque est à la déforestation en dépit des belles paroles que l'on entend un peu partout...
C'est une pétition qui m'a averti de la menace pesant sur un terrain du quartier du Petit Montrouge, au coin de la rue Rémy Dumoncel et de la rue Hallé. Et bien j'y suis allé et voilà ce que j'ai vu:

Cette photo figure sur la pétition et montre bien qu'il s'agit d'arbres adultes...


Rappelons que ce micro-quartier essentiellement pavillonnaire a été bâti sur les anciennes carrières devenues catacombes de Paris. 


L'entrée carrossable rue Hallé:


On devine une vie avec des enfants qui jouent... Mais demain, le béton.



Façade sur la rue Rémy Dumoncel de l'hôtel particulier 1830 qui porte beau pour son age:



Au-dessus de la porte, les initiales du premier propriétaire , je suppose:



Je vais faire quelque-chose que je ne fais jamais lorsque les lieux sont occupés: voler une photo de l'intérieur ! Et pour ce faire, n'ayant pas emporté mon drone, je tente d'introduite mon objectif dans la fente de la boîte aux lettres. C'est ainsi que je distingue au fond une statue (de la vierge ?) apposée au mur du jardin.


Mon oeil la voit en entier, mais mon appareil ne peut vous en restituer que la partie basse !


La même statue dans sa niche vue de l'entrée carrossable de la rue Hallé, donc de profil:


Le permis de construire ne parle que de construire du neuf, pas de protéger l'ancien... Ce qui est sûr, c'est que les arbres sont voués à disparaître !


Alors, s'il vous plait, signez et faites signer cette pétition pour éviter (encore) un massacre.

23 rue Rémy Dumoncel, Paris XIV°.